Sobriété énergétique : définition et exemples

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La sobriété énergétique est une nouvelle notion que l’on voit apparaître dans le contexte actuel de transition énergétique qui s’opère.

Souvent confondue avec la notion d’efficacité – ou performance – énergétique, la sobriété énergétique est une démarche volontaire qui consiste à ajuster sa consommation et à réduire son empreinte environnementale dans divers domaines.

Alors, la sobriété énergétique, qu’est-ce que c’est exactement ? Comment la définir ? Comment la met-on en pratique ? Retrouvez la définition de cette nouvelle notion et des exemples à suivre.

Sobriété énergétique : De quoi parle-t-on ?

La sobriété énergétique se réfère à la rationalisation de la consommation d’énergies, en corrélation avec nos modes de vie actuels.

Il s’agit de prioriser les besoins essentiels, pour choisir des bien, produits et services adaptés et engendrant un volume de pollution proportionnel aux nécessités.

Certains définissent la sobriété énergétique comme un ajustement de la consommation aux besoins réels, impliquant une réduction de l’empreinte environnementale et une préservation des ressources dans le même temps.

La sobriété énergétique nous invite à consommer – et à produire – en tenant compte de l’impact environnemental, de la disponibilité des ressources, mais également en fonction des besoins du reste de la planète.

Même si elles visent le même objectif de réduction de la consommation globale, sobriété et efficacité énergétiques sont à différencier.

L’efficacité énergétique est une expression utilisée pour caractériser des installations énergétiques et des appareils divers, comme le chauffage, la ventilation, le lave-linge, le réfrigérateur…

L’efficacité énergétique concerne tout particulièrement le secteur de la construction et du bâtiment, celui de l’industrie et les transports. Elle se mesure précisément, suivant des critères bien définis, comme le nombre de kWh consommés pour un appareil.

La sobriété énergétique s’est imposée à nous à cause de la présence limitée de certaines ressources naturelles et de la multiplication des besoins.

Ce concept s’applique à notre consommation en énergies – les énergies fossiles devenant de plus en plus rares et les énergies renouvelables, pas encore suffisantes.

Dans le secteur de l’immobilier, on peut donc assimiler sobriété énergétique et performance. Mais on peut également parler de sobriété énergétique dans d’autres domaines.

En fait, tous les biens, services et démarches peuvent être caractérisés d’énergétiquement sobres, pourvu qu’ils soient rationalisés et qu’ils aient un impact réduit sur les changements environnementaux.

En savoir plus sur les économies d’énergies ? Découvrez notre article qui vous explique comment réduire votre consommation électrique dans votre logement.

La sobriété énergétique s’invite aussi dans les politiques publiques en France. En effet, elle est inscrite sur la loi de la transition énergétique de 2015 et a été popularisée par la célèbre association négaWatt en 2001.

Comment se rapprocher de la sobriété énergétique pour protéger l’environnement ?

Pour produire et/ou consommer en étant sobre d’un point de vue énergétique, il convient tout d’abord de faire un point sur ses besoins réels.

Le but étant de choisir des produits / services sur mesure, peu polluants ou, en tout cas, dont l’impact environnemental et social n’est pas disproportionné par rapport à l’usage.

Le choix d’un produit / service parfaitement adapté à ses besoins est capital pour s’orienter vers la sobriété énergétique.

Outre l’adéquation aux besoins, l’origine et l’utilisation que l’on fait du produit / service influent sur notre sobriété énergétique, qui pourra notamment être favorisée par des pratiques éco-responsables (et RSE des entreprises). Ces pratiques s’illustrent dans une pléthore de domaines.

On peut adapter l’usage de sa voiture, avec une conduite plus responsable et un partage du véhicule. On peut également faire preuve de sobriété en achetant des produits locaux en vrac ou en modérant sa consommation de chauffage.

Quelques exemples concrets

Baisser la température de son chauffage pour le climat

Si l’on veut atteindre la sobriété énergétique, on peut tout simplement baisser la température dans son logement, surtout si son chauffage fonctionne au gaz ou à l’électricité.

Quelques degrés suffisent à réduire le CO2 émis par les installations énergétiques. Dans le même temps, cette baisse de température implique une réduction de la consommation des ressources.

En plus, en passant de 23°C à 20°C, on économise sur ses factures de chauffage. Une démarche pleinement profitable donc !

Contrôler sa consommation quotidienne

Plusieurs solutions existent :

Faire construire une maison sur mesure

Dans le secteur de l’immobilier, on peut approcher la sobriété énergétique de diverses manières. Acheter une maison sur mesure, avec la juste superficie nécessaire, permet de rester sobre.

À l’inverse, lorsque l’on investit dans une immense villa familiale alors qu’on vit seul, on s’oriente vers l’ébriété énergétique.

Faire construire une maison neuve suivant les exigences de la réglementation thermique est un autre exemple de sobriété énergétique.

La réglementation thermique contraint à recourir à des sources d’énergie vertes, des équipements performants et des matériaux de qualité.

Le but ? Construire de nouveaux bâtiments et logements faiblement énergivores, où les consommations sont rationalisées et la pollution engendrée demeure à un bas niveau. Ce secteur d’activité pourrait d’ailleurs contribuer à la « croissance verte ».

Rouler en citadine électrique et écologique

Pour être sobre énergétiquement parlant, on favorisera un véhicule adapté à ses besoins, avec peu d’émissions de CO2.

Concrètement, si l’on a l’habitude d’utiliser seul sa voiture pour des trajets en ville, on achètera plutôt une citadine qu’un 4×4.

Dans la plupart des cas, une voiture 4×4 pollue davantage qu’une citadine. Si, de surcroît, la citadine roule à l’électrique, elle remporte un net avantage. En outre, un 4×4 est une voiture massive, imposante, pas forcément utile pour circuler en milieu urbain, ni rentable si l’on y roule seul.

En France, des aides existent pour convertir son véhicule thermique en électrique (on appelle cela le rétrofit électrique), mais aussi pour l’achat d’une voiture électrique.

Si on a vraiment besoin d’une voiture, on pourra se laisser tenter par la Gazelle Tech, une auto fabriquée en France consommant deux fois moins d’énergie qu’un citadine standard.

Utiliser la mobilité douce pour les petits trajets

Être sobre énergétiquement, c’est aussi utiliser un vélo ou marcher pour les petits trajets du quotidien.

On évite ainsi d’augmenter notre empreinte carbone en se déplaçant en voiture thermique et on améliore sa santé en pratiquant une activité physique chaque jour.

Investir dans le télétravail

À cause des véhicules qui sont empruntés pour se rendre au bureau, les déplacements domicile-travail génèrent une empreinte énergétique.

Celle-ci peut être réduite grâce au télétravail. En effet, ce mode de travail qui se généralise de plus en plus permet de limiter les déplacements, facteurs de CO2.

En plus, s’il est bien géré, le télétravail peut accroître le bien-être des salariés et augmenter leur productivité. Une bonne raison de se laisser tenter.

Passer au végétal

L’alimentation fait partie de notre quotidien à tous. Et c’est un bon levier pour se rapprocher de la sobriété énergétique. Celle-ci nous invite à mettre plus de vert dans nos assiettes, afin de rationaliser notre consommation de viande.

Les protéines animales existant en quantité limitée et la production de viande engendrant une grande pollution atmosphérique, il convient en effet d’adopter une gestion de la production raisonnée et une consommation responsable.

L’utilisation de la low-tech

Moins consommer d’énergie, c’est aussi éviter l’achat de produits électroménagers par dizaine (et bien sûr leur renouvellement).

On préfèrera par exemple :

  • une brosse à dent en bois qu’une brosse à dent électrique que l’on est sans cesse obliger de recharger,
  • un machine à laver réparable plus facilement (on consultera par exemple l’indice de réparabilité),
  • le bon vieux étendoir à l’extérieur pour sécher le linge (au lieu du sèche-linge),
  • la râpe manuelle au lieu du hachoir,
  • un frigo doté d’une étiquette énergie de classe A (consultez notre article sur comment lire une étiquette énergie),
  • la cafetière à piston au lieu de la machine à dosettes.

Le recyclage, clé de la sobriété énergétique

Pour concevoir un matériau recyclé, le cycle de production est simplifié. Comme on part de l’existant pour créer du nouveau, la production des matériaux recyclés implique une utilisation réduite des énergies et de matières premières brutes.

Produire et consommer des produits recyclés sont donc deux démarches qui visent la sobriété énergétique. Outre le recyclage, pour chercher la sobriété énergétique, on veillera à limiter nos déchets (emballages, gaspillage alimentaire…).

Utilisation des transports en commun à la place d’un véhicule individuel, recours au covoiturage, location de particulier à particulier au lieu d’un achat, troc et achats de seconde main sont autant de petites choses qui jouent en faveur de la sobriété énergétique.

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